On ne les appelle plus des célibataires mais des “solos“, une nouvelle “appellation contrôlée” pour bien signifier que le mariage n’est plus un dictat, un passage obligé. Message paradoxal car pour beaucoup, la pression sociale et familiale à vivre en couple, parfois insidieuse, reste forte… Ce changement de nom traduit-il une façon radicalement nouvelle de vivre le célibat ? Il semble que certains affichent désormais sans complexe apparent leur choix de vivre “en solo”, qui ne veut pas forcément dire absence de partenaire, mais plutôt une volonté farouche de préserver leur indépendance. D’autres, qui aimeraient bien trouver l’âme sœur, vivent le célibat comme un temps d’attente. Ce qui les distingue, c’est la disponibilité à la rencontre amoureuse que les seconds cultivent.

 

Célibataire et heureux

Cette disponibilité repose d’abord sur un art de vivre, un état d’esprit, une façon d’être et non de faire. Il s’agit de laisser la porte ouverte à l’inattendu tout en vivant le temps présent. C’est une sensibilité à la rencontre qui est à aiguiser et à garder en éveil. C’est en même temps une capacité à goûter les sources de bonheur au quotidien et à développer d’autres domaines de réalisation de soi que la vie amoureuse : les relations amicales et familiales, la vie professionnelle, une activité sportive ou artistique, une activité caritative…

 

Solitude ne veut pas dire isolement. Une certaine forme de solitude est bénéfique dans la vie. Le célibat est l’occasion de l’apprivoiser, d’apprendre à apprécier être seul, face à soi-même, à mieux se connaître. Cette capacité sera précieuse dans le cas d’une vie de couple ultérieure. Il ne faut donc pas tomber dans le piège de l’activisme mondain : sortir avec frénésie pour voir le plus de monde possible, dans une tension permanente, une course éperdue aux candidats potentiels au mariage… Mais solitude ne veut pas dire non plus repli sur soi : c’est en s’intéressant aux autres, en développant curiosité et ouverture d’esprit qu’on suscite de nouvelles rencontres.

 

Ne pas rester passif

La vie n’est pas un conte de fées… inutile d’attendre que le prince charmant frappe à la porte ! Chacun est responsable de sa vie et des moyens qu’il se donne. Les possibilités ne manquent pas : participer à des voyages entre célibataires ou des retraites si on est chrétien, s’inscrire à des activités de groupe, à un club de sport, prendre l’initiative de sorties entre amis ou collègues, s’impliquer dans des domaines qui nous passionnent… Si on a le désir éminent de se marier et peu de possibilités de rencontres, on peut sélectionner une agence matrimoniale sérieuse qui corresponde à ses valeurs pour rechercher l’âme sœur. On peut aussi consulter un conseiller conjugal pour faire le point et voir s’il n’y a pas des freins à lever chez soi.

 

Savoir se remettre en cause

Car en effet, si on reste célibataire, c’est peut-être qu’on y est pour quelque chose… Est-on resté attentiste, passif ? Sait-on se mettre en valeur, prendre soin de soi ? Aurait-on besoin de développer ses compétences relationnelles : confiance en soi, écoute, art du dialogue… ? Est-on capable de parler en vérité de soi, de prendre le risque de se dévoiler, de faire des confidences… permettant de révéler ses qualités profondes et qui on est vraiment ? Est-on trop critique, cherchant la perle parfaite, mais rare ? A-t-on trop d’exigences ? Est-on prêt à accepter les contraintes, à tenir compte de l’autre, à renoncer à son indépendance ? A-t-on la souplesse de changer ses habitudes ? Peut-on accepter de ne pas tout contrôler, de se laisser surprendre ? A-t-on développé sa capacité à accueillir les différences ? A-t-on appris à se connaître soi-même : à identifier ses valeurs, écouter ses besoins importants, repérer les qualités qu’on attend d’un éventuel conjoint… ?

 

Si ces pistes vous donnent des idées de “pain sur la planche”, de nombreuses sessions existent autour de ces thèmes pour effectuer un travail sur soi. Et comme ces stages se font en groupe et qu’on y est souvent amené à “jeter le masque”, qui sait… vous pourrez peut-être y faire… de belles rencontres !

manque de temps pour aimer, lien entre vie pro et vie privé, partage de son temps

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