Il convient de bien cerner le contexte : s’agit-il d’un acte de violence unique ou y a-t-il récidive ?

Il faut arriver à discerner entre ce qui relève d’une crise de couple et de la pathologie, c’est-à-dire de la violence conjugale. On peut pardonner un acte violent, mais s’assurer, autant qu’il est possible, que ça ne se reproduise plus ; il ne faut pas accepter que cela recommence. Un acte de violence n’est jamais anodin.

Il peut être nécessaire d’envisager une thérapie de couple pour assainir la situation et prévenir toute récidive. Il est bon malgré tout de ne pas se fermer au pardon tout en prenant en considération la gravité de l’acte.

Procédure d’éloignement

Si l’acte de violence se répète, il existe une ligne téléphonique « Viol femme informations » au 0 800 05 95 95 où l’on pourra vous donner des conseils sur ce qu’il convient de faire. On pourra vous donner les adresses de refuge pour femmes battues si l’éloignement s’avère nécessaire.

Il existe aussi des cellules d’accueil pour les femmes battues dans certains commissariats ; il convient d’y aller le plus tôt possible, surtout si il y a des traces physiques.

La loi n° 2010-769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, prévoit la possibilité d’obtenir un éloignement du conjoint : la femme n’est plus obligée de quitter le foyer avec les enfants ; c’est le conjoint violent qui est éloigné du domicile conjugal sur décision de justice. Le bracelet électronique peut également être préconisé pour éviter que le conjoint violent ne revienne au foyer. En tout état de cause, dans les situations extrêmes, il est vital de suivre les conseils des professionnels qui vous aident et de ne jamais se mettre hors la loi. 

Ne pas maintenir une illusion d’unité familiale à tout prix

Attention à ne pas chercher à trouver des excuses au conjoint violent ; il y a des thérapies, des groupes de parole pour hommes violents. Si un homme veut se faire soigner, il le peut.

Quand la violence est répétée, il faut être prêt à envisager une séparation de corps ; tout supporter n’est pas une bonne solution sur le long terme, ni pour la personne victime de violence ni pour les enfants. Il ne faudrait surtout pas rester à tout prix pour maintenir l’unité familiale. Si vous avez des enfants, il vaut parfois mieux une séparation que de faire subir la violence aux enfants, qui auront une vision totalement dégradée du couple et auront beaucoup de mal à construire leur propre couple plus tard.

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