Vivre l’instant présent

Essayez de vivre tous les petits bonheurs du quotidien pleinement jusqu’au bout, et vivre dans l’instant présent ; en revanche, il est important de ne pas vouloir forcer la personne malade à vivre exactement de la même manière qu’avant car cela risque de l’épuiser.

Ne pas considérer que les pertes, mais notez ce qui apparaît de nouveau entre vous.

Tâchez aussi de ne pas considérer que les pertes, que ce que vous ne pouvez plus faire ensemble ; soyez attentifs à ce qui apparaît nouveau entre vous, une complicité renouvelée, une écoute plus attentive, une communication plus en profondeur. Essayez de prendre le temps de parler avec votre conjoint pour voir ce dont il se sent capable ou ce qui le fatigue trop. Cette maladie peut être l’occasion de se découvrir autrement si on est dans la vérité.

Le piège du déni

Cela se joue dès le début de la maladie, c’est à ce moment-là qu’on peut mettre en place une relation de vérité avec l’autre. Si vous, ou l’entourage, êtes dans le déni, par peur ou par volonté de protéger le malade, la relation de vérité ne peut pas s’instaurer et tout le monde va souffrir encore plus. La personne malade se sentira isolée car incapable de dire ce qu’au fond d’elle-même elle sait, à savoir, l’échéance de sa mort prochaine ; les autres membres de la famille s’isoleront eux aussi dans le mensonge. Le déni est une étape lors de l’annonce de la maladie ; en rester au déni ne part pas forcément d’une mauvaise intention, mais c’est un engrenage qui instaure un fossé entre le malade et les autres.

Se faire accompagner

Par ailleurs, n’hésitez pas à faire appel à des proches ou à des associations d’accompagnateurs bénévoles, faites jouer la solidarité ! Le conjoint d’une personne malade doit pouvoir se ressourcer ailleurs, doit avoir des temps de respiration pour lui. Ce sera une source d’air pour lui et également pour la personne malade. Il ne faut pas s’épuiser à la tâche, nombreux sont les proches qui meurent d’épuisement avant la personne malade. Il y a donc danger pour les proches qui ne savent pas déléguer. De plus, les tensions accumulées peuvent créer chez la personne malade un sentiment de culpabilité et mener à des demandes d’euthanasie. Il est vital pour l’un comme l’autre d’avoir d’autres interlocuteurs.